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Souviens-toi !
Souviens-toi de ce jour où nous marchions main dans la main à travers les rues de la ville. Tu me parlais de toi, de moi, de nous, ta voix mélodieuse me faisait oublier tout ce qui nous entourait, tout mon être t'appartenait. Et, lorsque tu me regardais de tes yeux pleins de candeur et d'insouciance avec ce sourire que j'aimais tant, le monde s'arrêtait de tourner. Une caresse, un baisé, un «je t'aime» rempli d'émotion et nous continuions notre escapade. Les passants nous observaient, un sourire aux lèvres, se rappelant leur jeunesse passée, leur jeunesse oubliée. Au détour d'une maison, nous aperçûmes le parc, notre parc, celui où nous nous étions rencontrés. Tu te souviens de ce petit coin de nature au beau milieu de ces immeubles déjà délabrés ? La brise printanière agitait les pétales des fleurs pliant sous le poids de la rosée matinale, et se chargeait des suaves odeurs de la rose, du lilas, des lys. Ce tourbillon enivrant se liait à notre bonheur telle une drogue qui nous rendait dépendant de ce lieu merveilleux. Ô ! Et la petite rivière qui serpentait entre les roches taillées et qui s'écrasait en discrète cascade pour former le petit lac où les enfants se baignaient l'été. Te souviens-tu de cette rivière ? Nous avions l'habitude de déjeuner à l'ombre du saule centenaire, au pied duquel elle prenait sa source et rafraîchissait ses longues branches feuillues qui se noyaient dans l'onde claire. Durant les longs après-midi, assis sur le bord du ruisseau, nous imitions l'arbre en trempant nos pieds dans cette eau glacée et comme ses branches enlacées, nos bras se liaient pour former une étreinte passionnée. Et lorsque la nuit tombait, il était temps pour nous de nous en aller, de fuir. Souviens-toi nos courses folles à travers les avenues, riant aux éclats il nous fallait rentrer dans nos maisons avant nos parents. Que de bons moments ! Mais, un matin je suis venu te chercher pour recommencer une nouvelle fois cette promenade, tu ne m'attendais pas près de la boîte aux lettres, la boîte aux lettres du voisin. Alors je t'ai cherchée, je t'ai téléphonée, j'ai demandé où tu étais, mais, je ne comprenais pas pourquoi je ne t'apercevais plus, pourquoi je ne t'entendais plus. À présent, j'ai trouvé des réponses à mes questions, cela fait déjà quelques années que je viens te rendre visite, chez toi. La première fois, mon coeur s'est retourné, mais maintenant je suis plus sûr de moi et je reste en ta compagnie des heures durant. Me voilà comme chaque année devant toi t'apportant tes fleurs préférées : du mimosa, que je pose sur la pierre froide, que je pose sur ton corps. Comme chaque année, je ne peux contenir mes larmes à ta vue morne et statique. Je ne cesse de penser à toi, à nous, mais, toi te souviens tu de nous ?
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__________________|Pris d'une %/ugue débordan à la vue de cette photo, j'ai eu envie|_
__________________Pris d'une fougue débordante à la vue de cette photo, j'ai eu envie
__________________%d'écrire quelque chose moi-même et puis ça me rappelle aussi __
__________________un événement que j'ai voulu immortaliser. Même si la chute n'est +
__________________pas réelle, c'est comme ça que je la vois. J'espère que l'ensemble.,
___________________%vous plaira, ce n'est pas de moi d'écrire quoique se soit, donc __
______________________________+profitez-en, même si c'est pas super.___,'____+%%%
_______________________________La personne concernée se reconnaitra^^_____%%%%_
__________________|Pris d'une %/ugue débordan à la vue de cette photo, j'ai eu envie|
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